Ferrari 812 Superfast : la direction EPS révolutionne-t-elle tout ?

La Ferrari 812 Superfast marque un tournant en devenant la première Ferrari de série à recevoir une direction assistée électrique, l’EPS. Cette bascule technique pose une question simple : révolution au volant ou simple évolution dans la continuité ? Ferrari a relié ce système aux contrôles électroniques de dynamique du véhicule afin d’exploiter chaque parcelle de performance. Lancée en 2017, la 812 s’appuie sur un V12 atmosphérique de 6,5 l fort de 800 ch pour rappeler que le débat ne se limite pas à une colonne de direction.

Qu’est-ce que la direction EPS sur la 812 Superfast ?

La direction EPS désigne une direction assistée électrique, et la 812 Superfast inaugure cette technologie sur une Ferrari de série. Le principe repose sur une assistance fournie par un dispositif électrique qui accompagne les sollicitations du conducteur au volant. Ferrari a temporisé avant d’adopter cette solution, le temps de valider un niveau d’efficacité à la hauteur de son cahier des charges sans compromis. L’EPS travaille de concert avec le Side Slip Control en version 5.0 et avec le système PCV 2.0 lié au rayon de braquage des roues arrière directrices. Cette interface volant-route ouvre la voie à de nouvelles fonctionnalités, car l’électronique dialoge avec la direction pour affiner les réactions de l’auto.

  • SSC 5.0 : Il coordonne les aides de dynamique afin de gérer au mieux la motricité et l’équilibre en virage.
  • PCV 2.0 : Il ajuste le rayon de braquage des roues arrière directrices pour renforcer la maniabilité selon la situation.
  • architecture d’assistance : Elle combine une assistance électrique à l’avant et une logique mécanique à l’arrière pour soutenir la performance du conducteur.
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Les apports concrets de l’EPS : révolution ou évolution ?

Sur route comme sur piste, l’EPS vise un gain net en agilité, en temps de réponse au volant et en qualité de retour d’informations. Le couplage EPS + PCV rend l’auto plus vive dans les enchaînements, avec une mise en appui franche et lisible. Le châssis affiche une précision de bistouri et enroule les courbes sans demander de corrections permanentes. Ferrari s’appuie sur cette direction pour enrichir le ressenti, pas pour le filtrer, grâce aux fonctions qui dialoguent avec l’interface volant-route.

  • FPP : Il avertit l’approche de la limite d’adhérence afin de conserver une vitesse de passage en virage élevée.
  • FPO : Il renvoie une information dans le volant en cas de survirage en sortie de virage afin d’aider à réaligner la voiture.
  • pneus : Les 275/35 R20 à l’avant et 315/35 R20 à l’arrière optimisent le Passo Corto Virtuale.
  • freins : Les Brembo Extreme Design réduisent la distance de freinage depuis 100 km/h de 5,8 % face à la F12berlinetta.

La sensation de progrès vient d’un faisceau de raffinements qui travaillent ensemble, pas d’un composant isolé. L’EPS sert de chef d’orchestre au ressenti, mais l’effet final naît aussi du PCV, des pneus, du freinage et de la calibration globale.

Verdict : l’EPS révolutionne-t-elle vraiment la 812 Superfast ?

Oui, l’EPS change la donne par sa précision et par son intégration inédite aux systèmes de dynamique, au point que plusieurs sources parlent de révolution. La 812 gagne en agilité face à la F12berlinetta, tout en restant domptée malgré son niveau de puissance. La nuance reste claire : ce saut qualitatif provient d’un ensemble cohérent, où la direction joue un rôle majeur sans agir seule.

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Ce qui va dans le sens d’une révolution Ce qui fait plutôt pencher vers une évolution
précision accrue et intégration inédite aux systèmes de dynamique. Évolution intégrée à un ensemble moteur, aéro et PCV.
agilité en hausse face à la F12berlinetta. Pas un changement isolé, mais un maillon d’une chaîne.
feedback amélioré, sans perte de feeling rapportée. Identité GT préservée : propulsion à V12 avant.

La 812 Superfast expédie le 0 à 100 km/h en 2,9 s et pointe à 340 km/h, preuve que la technique sert une ambition totale. L’EPS ne réécrit pas seule l’ADN de la voiture, mais elle densifie le lien entre le pilote et la machine, là où chaque micro-information compte.

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