La Bugatti Chiron file à 420 km/h en version standard, 440 km/h en Super Sport et grimpe jusqu’à 490,484 km/h pour la Chiron Super Sport 300+. Ce dernier chiffre est le record officiel établi sur circuit fermé par Andy Wallace le 2 août 2019. Trois versions, trois chiffres mythiques : on vous explique tout de suite à quoi correspond chacun et pourquoi le constructeur français a volontairement bridé ses bolides.
La réponse en chiffres : 420, 440 et 490 km/h selon la version
La Chiron de série, celle qui sort du show-room, est limitée électroniquement à 420 km/h. Une bridage purement de sécurité : aucun pneu de série au monde ne tient au-delà sans risque d’éclatement.
La Chiron Super Sport pousse le curseur à 440 km/h, toujours bridée. Elle reçoit un W16 réglé à 1 600 ch et un châssis allongé pour mieux fendre l’air.
La Chiron Super Sport 300+, dévoilée en 2019, est la seule à dépasser le seuil mythique des 300 miles par heure (482 km/h). Sa vitesse mesurée : 490,484 km/h, soit 304,773 mph. Bugatti n’en a produit que 30 exemplaires, vendus 3,5 millions d’euros pièce, un tarif qui la place parmi les bolides les plus chers de la planète.
| Version | Vitesse max | Puissance |
|---|---|---|
| Chiron standard | 420 km/h (bridée) | 1 500 ch |
| Chiron Super Sport | 440 km/h (bridée) | 1 600 ch |
| Chiron Super Sport 300+ | 490,484 km/h (record) | 1 600 ch |
Le record absolu de la Chiron Super Sport 300+ : 490,484 km/h
Comment Bugatti a franchi la barre des 300 mph
Le 2 août 2019, le pilote britannique Andy Wallace prend le volant d’un prototype sur la piste d’essai d’Ehra-Lessien, en Allemagne. Une ligne droite de 9 kilomètres, propriété du groupe Volkswagen, qui sert depuis des décennies aux tests extrêmes.
Au bout d’une accélération de plusieurs kilomètres, le compteur affiche 490,484 km/h. Bugatti devient le premier constructeur à passer la barre symbolique des 300 mph avec une voiture proche de la série.
Pourquoi Bugatti n’est pas allée plus loin
Le constructeur a annoncé immédiatement après le record qu’il se retirait de la course aux chiffres. La raison tient en deux mots : limites physiques. À cette vitesse, les pneus Michelin spécialement développés tournent à plus de 4 000 tr/min et subissent des forces centrifuges colossales.
Aérodynamique, refroidissement, transmission : chaque composant fonctionnait à la limite. Le V-max théorique aurait été supérieur mais Bugatti a estimé que le risque n’était plus raisonnable.
Sous le capot : ce qui permet à la Chiron de filer si vite
Le moteur reste la pièce maîtresse. Le W16 8,0 litres quadri-turbo développe entre 1 500 et 1 600 chevaux selon la version, couplé à une boîte DSG 7 rapports et une transmission intégrale. Couple maximum : 1 600 Nm. Le 0 à 100 km/h tombe en 2,4 secondes.
Mais à 400 km/h et au-delà, le vrai défi n’est plus la puissance. C’est l’air. La résistance aérodynamique augmente au carré de la vitesse : passer de 300 à 490 km/h demande deux fois et demie plus de puissance.
Bugatti a donc travaillé chaque détail :
- une extension arrière « Longtail » de 25 cm sur la 300+
- un aileron actif qui s’efface à très haute vitesse
- un système de refroidissement surdimensionné pour le W16
- des pneus Michelin Pilot Sport Cup 2 spécifiques, testés en soufflerie jusqu’à 511 km/h
Détrônée en 2025 : la Bugatti reste-t-elle la référence ?
Le 14 septembre 2025, la chinoise BYD Yangwang U9 Xtreme a atteint 496,22 km/h sur la piste de Papenburg, en Allemagne. La Chiron Super Sport 300+ perd donc officiellement son titre de voiture la plus rapide.
Mais Bugatti garde un statut à part. La Chiron est restée six ans en tête d’un classement où chaque dixième de km/h se paye en millions d’euros. Et la marque française a fermé le chapitre Chiron en 2024 après 500 exemplaires produits, pour laisser place à la nouvelle Tourbillon et son V16 hybride de 1 800 ch dont la vitesse max n’a pas encore été testée officiellement.
La Chiron entre désormais au musée mais son chiffre de 490,484 km/h reste un repère absolu de l’histoire automobile.







